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Défendre l'environnement

Articles récents

Alternatives aux pesticides

8 Mars 2017 , Rédigé par

Le collectif 89 action citoyenne OGM pesticides participe à la "semaine pour les alternatives aux pesticides", semaine qui s'étale en réalité du 16 au 31 mars 2017.

Cette "semaine" d'action est portée nationalement et internationalement par un grand nombre d'acteurs de terrain dont la liste est disponible sur le site 

https://www.semaine-sans-pesticides.fr

Plusieurs associations ou collectifs sont à l'origine de manifestations locales détaillées ici.

Les rendez-vous icaunais

  • 16 mars à 19h 30, Salle Multi-Activités d’Aillant-sur-Tholon

Projection-débat "12 communes en zéro phyto"

  • 18 mars à St-Aubin-Chateauneuf, salle des fêtes : "Fête du printemps" avec ateliers parents-enfants ; goûter bio ; film d’animation "Ma petite planète chérie"
  • 18 mars à 18h au Moulin de Hausse-Côte, Saints-en-Puisaye

Projection-débat "Insecticide mon amour"

  • 19 mars au marché couvert de Migennes, de 10h à 18h : Journée du greffage et de l’apiculture. Stands associatifs, expositions, documentation…
  • 23 mars à 19h 30, au Cinéma Confluences de SENS

Projection-débat "Qu’est-ce qu’on attend ?"

  • 24 mars à 19h 30, au Café associatif M’an Jeanne et Petit Pierre de Villeneuve-Les-Genêts

Échanges-débat autour du film "L’ortie fée de la résistance"

  • 25 mars à 15h 30, visite d’une parcelle en agroforesterie et grandes cultures biologiques à VILLEMER
  • 30 mars à 20h au Cinéma de TONNERRE

Projection-débat "Alerte rouge sur la tulipe"

  • 31 mars à 19h au Relais de la Chapelle de POURRAIN

        Projection-débat "12 communes en zéro phyto"

Les événements, les organisateurs

 

Projection-débat "12 communes en zéro phyto" : se passer des pesticides dans la gestion des espaces verts et des voiries d’une ville ou d’un village, c’est possible. C’est ce que montre le documentaire de "Veille au Grain Bourgogne Franche-Comté", tourné avec l’appui du Conseil régional de Bourgogne, à partir du témoignage des élus et des employés communaux de douze communes bourguignonnes.

àAillant sur Tholon le jeudi 16 mars à 19h30, salle multi-activités. Entrée libre.

Interventions de Jean Massé, maire de Saints-en-Puisaye (une des 12 communes) et du Dr Christophe Thibault du Conseil territorial de santé de l’Yonne (CRSA-ARS).

Organisateurs : C3V Maison Citoyenne et Collectif 89 "A.C. OGM pesticides"

à Pourrain le vendredi 31 mars à 19 heures, Relais de la Chapelle. Entrée libre.

Organisateur : Collectif "Un pas de côté".

 

"Fête du printemps". Ateliers parents-enfants : bibliothèque nature, pleine conscience, jeux, cuisine, jardinage, bricolage… Goûter bio, projection de "Ma petite planète chérie", film d’animation jeune public de Jacques-Rémy Girerd qui met avec poésie les mystères naturels de notre planète à la portée de tous. Entrée libre. Organisateur : "À petit’s pas c’est moi que voilà !"

à St-Aubin-Chateauneuf samedi 18 mars, Salle des Fêtes. Entrée libre.

 

Projection-débat "Insecticide mon amour" : film de Guillaume Bodin. Traitement obligatoire aux insecticides contre la cicadelle de la flavescence dorée, incontournable, vraiment ?

au Moulin de Hausse-Côte, Saints en Puisaye le samedi 18 mars à 18 heures. Entrée libre.

Organisateurs : Veille au Grain et Collectif 89 "A.C. OGM pesticides"

 

Journée du Greffage et de l’apiculture : Expos, documentations, stands associatifs, échanges…

à Migennes le dimanche 19 mars de 10 h à 18 h au marché couvert.

Organisateur : Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Yonne

 

Projection-débat "Qu’est-ce qu’on attend ?" : réalisé par Marie-Monique Robin. Ungersheim, commune de 2 200 habitants (Haut-Rhin) s’est lancée dans la transition vers l’après-pétrole. Depuis 2009 un programme de démocratie participative englobe tous les aspects de la vie quotidienne avec pour maître mot l’autonomie : production alimentaire, sobriété énergétique, développement des énergies renouvelables, soutien à l’économie locale par le biais d’une monnaie complémentaire…

au Cinéma Confluences de Sens le jeudi 23 mars à 19h30. Débat avec des intervenants locaux après la projection. Organisateur : Comité icaunais des Amis de l’Humanité. Entrée payante : 5€ lycéens-étudiants ; 6€ adhérents Amis de L’Humanité ; 7€ non adhérents

 

Projection-débat "L’ortie fée de la résistance" : de Perrine Bertrand et Yan Grill. Au travers de la saga de cette plante extra-ordinaire, on découvre ses mille et une vertus et aussi les enjeux sous-jacents de la résistance au tout industriel et à l’uniformisation des modes de penser et de produire.

au Café associatif "M’an Jeanne et Petit Pierre" le vendredi 24 mars à 19h30, Villeneuve-les-Genêts. Entrée libre. Organisateurs : "Le Parc" et le Collectif de l’Eau

 

Visite d’une parcelle en agroforesterie (grandes cultures biologiques) à Villemer le samedi 25 mars par Yonne Nature Environnement. RV à 15 h 30 à la salle polyvalente. AG de YNE à 17 h.

 

Projection-débat "Alerte rouge sur la tulipe" : film de Jean-Christophe Mathias. Espèce végétale protégée par la loi, la rouge Tulipe d’Agen est traditionnellement présente dans les vignobles du Sud-ouest. Menacée par l’anthropisation des milieux et les pratiques culturales dominantes, elle est en voie de disparition…Ce documentaire est une invitation à réfléchir sur les méthodes agricoles ainsi que sur l’aménagement du territoire, destructeur des espaces naturels et des terres agricoles.

Échanges avec le réalisateur du film.

au Cinéma de Tonnerre le jeudi 30 mars à 20 heures. Entrée libre. Organisateurs : ARPENT et Tonnerre Culture

 

Infos à retrouver sur le site yonnelautre.fr : http://yonnelautre.fr/spip.php?article3969

 

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Les tests de laboratoire sont-ils fiables?

24 Juillet 2015 , Rédigé par ADENY Publié dans #santé

Selon une nouvelle étude de l’équipe Séralini, tous les tests toxicologiques effectués sur des rats de laboratoire seraient entachés d’erreur. La nourriture des rats serait en cause.

Depuis bientôt 70 ans les rats de laboratoire sont utilisés pour tester les nouveaux produits chimiques et en détecter la nocivité éventuelle. Les résultats obtenus sont ensuite extrapolés à l’homme. Les essais comparatifs sont effectués sur deux lots de rongeurs de même lignée génétique, élevés dans des conditions analogues, l’un nourri avec une alimentation "saine" et l’autre avec les mêmes aliments, additionnés de la molécule chimique à tester. Les rats utilisés, le plus souvent de la lignée Sprague-Dawley, se montrent particulièrement sensibles aux perturbateurs endocriniens et développent des tumeurs faciles à identifier. Gilles Eric Séralini qui, au terme d’une étude de deux ans sur les OGM et le Roundup, avait vu le résultat de ses travaux fortement contestés, réplique en contestant à son tour la méthode "officielle" de test sur les rats.

Pour la première fois, des aliments de référence pour rats  de laboratoire, provenant des 5 continents, ont subis des analyses poussées. Certes, comme le déclare Joël Spiroux, membre de l’équipe, "cette alimentation est réputée être équilibrée sur le plan nutritionnel, (composition en protéines, lipides et glucides) et hygiénique, dépourvue d’agents infectieux (bactéries, virus, champignons) et non polluée". L’équipe Séralini a fait rechercher 262 pesticides, 22 OGM, 4 métaux lourds, 17 dioxines et furanes et 18 PCB (polychlorobiphényls) dans ces croquettes. Les résultats obtenus sont sans appel. " Tous les lots de croquettes contiennent des taux non négligeables de plusieurs de ces produits, à des niveaux susceptibles de causer des pathologies graves et de perturber le système hormonal ou nerveux des animaux ", indique Gilles-Eric Séralini. " Inexorablement, cela masque les éventuels effets secondaires recherchés dans les tests. Par exemple, les résidus de glyphosate et d’adjuvants très toxiques, tel le Roundup et ses génériques, ont été détectés dans 9 des 13 régimes, et 11 d’entre eux contenaient des OGM avec lesquels ce Roundup est amplement utilisé. Procéder ainsi revient tout simplement à vouloir montrer le caractère non dopant d'une substance en réalisant une étude avec Lance Armstrong comme témoin ", poursuit le biologiste moléculaire. 

Les tests de laboratoire sont-ils fiables?

 

Il apparaît par conséquent que la consommation  de ces croquettes de laboratoire, contenant tous ces polluants indésirables,  perturbe le bon déroulement des expériences, et que les conclusions que l’on peut tirer de ces tests sont faussées. Comme ce sont les mêmes croquettes qui sont utilisées pour les tests sur les médicaments, les effets réels des molécules testées et mises sur le marché pourraient avoir été en grande partie masqués.

 

Le  lièvre levé par l’équipe Séralini remet en cause 70 ans de pratique, au cours desquels on a testé plus de 250 000 molécules alimentaires, pesticides, OGM  et médicaments. C’est ainsi toute la chaîne de décisions touchant les problèmes de santé publique dont le sérieux est mis en doute. 

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7 janvier 2015

28 Janvier 2015 , Rédigé par ADENY Publié dans #Editos

Bien sûr, il y aura encore ce que vous dénonciez, cette bêtise épaisse, cette ignorance crasse qui fait prendre à certains des baudruches imbéciles, gonflées de suffisance, pour des phares de la pensée, le fanatisme qui répond à l’or des mots par le plomb des cartouches, le suivisme des moutons de Panurge. Il y aura encore, n’en doutons pas, l’aveuglement mortifère, la surdité et le mensonge comme outils de gouvernance, les humiliations subies et le désespoir, graines de violence pour demain, l’asservissement de la nature au profit de quelques-uns et la biodiversité qui s’effiloche, l’apathie des états face à la pollution généralisée et au dérèglement climatique, nos biens communs cotés en bourse et les droits essentiels bafoués. Oui, il y aura tout cela, et pour faire bonne mesure, des manteaux de paroles jetés sur les misères du monde.

Des crayons et des pinceaux, aussi, pour décrire le monde tel qu’il est et le peindre comme il pourrait être. Et vos visages, amis, dans nos mémoires.

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Bien sûr, il y a aura encore des matins lumineux et des nuits étoilées, le chant des oiseaux, l’odeur merveilleuse de la terre chaude après une averse et le parfum des fleurs. Il y aura encore des ballades en forêt, des flâneries le long des rivières, des cris d’enfants et leurs jeux et leurs rires, de la musique, des chants, des cuisines embaumées, des soirées interminables avec des engueulades mémorables, des rêves et des fous rires partagés. Oui, il y aura tout cela. Et pour faire bonne mesure, l’espoir insensé d’une fraternité féconde.

Des crayons et des pinceaux, aussi, gros de révolte et d’amour, pour décrire le monde tel qu’il est et le peindre comme il pourrait être.

Et à tout jamais dans nos mémoires, vos visages, amis… 

Edito de la Lettre de l'ADENY Janvier 2015

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Collectifs anti pétrole et gaz de schiste

15 Octobre 2014 , Rédigé par ADENY Publié dans #gaz de schiste

Collectifs anti pétrole et gaz de schiste

Collectifs non aux pétrole et gaz de schiste et de houille :

Ni ici, ni ailleurs : ni dans le parc du Luberon, ni ailleurs !

 

Les collectifs prennent note du courrier de Madame la Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, annonçant qu’elle ne signerait pas l’attribution du permis de Calavon, couvrant le parc naturel régional du Luberon.

Toutefois, les collectifs contre les pétrole et gaz de schiste et de houille s’étonnent qu’elle n’ait pas annoncé de semblables dispositions pour les douze autres demandes de permis soumises à consultation publique depuis le 1er septembre dernier.

Les raisons pour lesquelles elle pourrait ne pas signer, ne manquent pourtant pas !

.../...

 Pourquoi n’a-t-elle pas annoncé qu’elle refuse de signer le permis de Dicy, alors qu’on peut lire dans la notice d’impact de l’entreprise Realm  : “un soin particulier sera apporté au traitement des eaux utilisées pour la fracturation des schistes à gaz afin d’éviter toute pollution des nappes phréatiques. La production de gaz de schiste nécessite de briser les argiles indurées qui le contiennent à l’aide d’eau sous pression et, lorsque cette eau remonte à la surface, il faut alors la débarrasser des ions pollués qu’elle renferme.” ?

BlueBach, postulant pour les permis de Hebsheim, Cezy    Saint-Martin d’Abloy, a été racheté en 2010 par la société norvégienne Moore. Celle-ci explique sur son site internet que:  le Bassin Parisien et l’Alsace regorgent de pétrole de schiste mais que pour l’instant la fracturation hydraulique y est interdite.

SanLeon (qui a racheté Realm) risque de se voir attribuer les permis de Dicy, Rouffy et Montmort. Elle est la première entreprise à exploiter l’huile de schiste au Maroc. Sur son site internet, elle cite le Bassin Parisien comme une ressource importante d’hydrocarbures non conventionnels.

.../...

Tous les dossiers mis en consultation publique, depuis le 1er septembre 2014, ont été déposés auprès des services de l’Etat bien avant le vote de la loi Jacob. Ils faisaient tous référence aux hydrocarbures non conventionnels. Tous les postulants à ces permis ont signé un document par lequel ils s’engagent à ne pas effectuer de fracturation hydraulique … Sachant que les permis sont attribués pour 15 ans (5 ans renouvelables deux fois) qu’adviendra-t-il de ces engagements dans quelques années ?

 

La seule manière d'être en cohérence avec les objectifs de la transition énergétique et de préserver les territoires de ces projets destructeurs c'est de refuser de signer toutes les demandes de permis à venir, 
refuser de prolonger les permis actuels, refuser de signer les mutations !

Madame ROYAL, ne signez rien !

Signataires: 44 collectifs régionaux 

 

 

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(1) Relations plantes insectes

7 Octobre 2014 , Rédigé par ADENY Publié dans #plante-environnement

Les insectes interagissent avec les plantes:

Insectes nuisibles aux plantes: On peut ranger dans cette catégorie : Altise, balanin,

bruche, charançon, doryphore, chrysomèle, criocère, meligète...

Auxiliaires prédateurs : Le carabe détruit les balanins de la noisette

Coccinelles, perce-oreille (forficule),  chrysope, mangent les pucerons....

Auxiliaires polinisateurs : abeilles, osmies, bourdons, papillons...

Les recycleurs transforment la matière organique : Bousiers, longicornes, collemboles...

Les parasitoïdes pondent leurs œufs dans les larves des parasites :

Aphelinus et Aphidius (micro guêpes) pondent leurs œufs dans les pucerons.

Encarsia pond ses œufs dans les nymphes de la mouche blanche (aleurode)

Les trichogrammes (micro guêpes) parasitent pyrale du maïs, piéride du chou...

Osmie --->  Perce-oreille  ---> trichogramme ( taille 1mm)Osmie --->  Perce-oreille  ---> trichogramme ( taille 1mm)Osmie --->  Perce-oreille  ---> trichogramme ( taille 1mm)

Osmie ---> Perce-oreille ---> trichogramme ( taille 1mm)

 Les plantes attaquées par des prédateurs se défendent:

En fabricant des composés toxiques ou des odeurs répulsives

En émettant des molécules aromatiques qui attirent les auxiliaires (signaux SOS)

 

 Les variétés "modernes" ont été sélectionnées pour leur productivité.

 Les capacités d’autodéfense ont été négligées par les sélectionneurs...

 

Hôtels à insectes et plantes hôtes: 

 

On peut favoriser la présence des insectes protecteurs, butineurs et parasitoïdes en

installant un hôtel à insectes et les plantes qui facilitent leur développement.

Orties pour coccinelles, syrphes, perce-oreille et certains papillons 

Carottes, fenouil, aneth pour les  micro guêpes ...

Hôtel à insectes  ---> Coccinelle --->  Buddleia (arbre à papillons)Hôtel à insectes  ---> Coccinelle --->  Buddleia (arbre à papillons)Hôtel à insectes  ---> Coccinelle --->  Buddleia (arbre à papillons)

Hôtel à insectes ---> Coccinelle ---> Buddleia (arbre à papillons)

On peut aussi aménager des lieux d’accueil pour hérissons, chauve-souris, oiseaux insectivores, lézards... et une mare pour les amphibiens.

Stratégies  contre les ravageurs:

--> Eviter de cultiver de grandes surfaces de la même espèce qui attirent des prédateurs spécifiques. Pour dérouter les prédateurs, on peut :  Fractionner en plusieurs planches, intercaler d’autres cultures, cultiver plusieurs espèces en mélange...

-->  Pratiquer la rotation des cultures pour éviter que les larves de l’année précédente ne retrouvent leur  plante préférée à la même place.

--> Utiliser les propriétés des plantes pour :

Attirer les papillons : buddleia

Piéger les pucerons : grande capucine

Repousser les altises : thym, sauge, sarriette...

Dérouter les noctuelles (vers gris) : souci 

Attirer les butineurs : Plantes mellifères : fenouil, lavande, origan, thym, bourrache...

Les insecticides détruisent les ravageurs mais aussi les butineurs, les auxiliaires, les parasitoïdes et tous les autres insectes. 

Il faut plusieurs années pour retrouver ensuite un équilibre
naturel satisfaisant.

 

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(2) Relations plantes sol

7 Octobre 2014 , Rédigé par ADENY Publié dans #plante-environnement

La vie du sol  se concentre dans les premiers centimètres superficiels. C’est dans cet espace que vivent bactéries, microorganismes, champignons microscopiques qui assurent la transformation de la matière organique, la fixation d’azote atmosphérique et d’eau.

La rhizosphère, espace de sol proche des racines, est particulièrement riche en microorganismes, vivants en interaction avec la plante. Les bactéries bénéficient des acides organiques et des sucres fournis par la plante. Elles décomposent la matière organique et fournissent à la plante de nombreux nutriments.

La mycorhization  est l’association entre racines de la  plante et  mycélium des champignons. Les filaments microscopiques du champignon pénètrent dans les racines et échangent des nutriments avec la plante : phosphore, eau, oligoéléments... Les mycorhizes renforcent ainsi la vitalité des végétaux.

Les légumineuses, (fabacées, papilionacées) présentent la particularité d’héberger dans leurs racines des bactéries fixatrices d’azote, les ribosomes. Les bactéries forment des petites nodosités racinaires caractéristiques. Dans cette famille on trouve : haricots, pois, lentilles, luzerne, trèfle, lupin...

Les vers de terre sont des  acteurs indispensables de la fertilité du sol. Ils digèrent la matière organique qu’ils restituent sous forme de "tortillons". Ils aèrent le sol, améliorant ainsi la pénétration des racines et la circulation de l’eau et ramènent en surface des éléments minéraux puisés en profondeur...

Système racinaire --> Ver de terreSystème racinaire --> Ver de terre

Système racinaire --> Ver de terre

En agriculture intensive le sol est exploité comme un support de culture

-->  Les engins agricoles lourds tassent le sol et détruisent les vers de terre

--> Les labours profonds ensevelissent la couche vivante du sol

-->  Les fongicides détruisent les champignons microscopiques  du sol

--> L’apport de matière organique est insuffisant pour conserver l’humus  Les variétés végétales utilisées, adaptées aux engrais concentrés, ont un système racinaire peu développé et superficiel, contrairement aux variétés anciennes

 

L’agriculture de conservation  respecte la vie du sol par :

 La réduction du travail du sol qui laisse travailler les vers de terre

-->  Les semis sont effectués sans retournement préalable du sol directement sous couvert végétal avec des matériels adaptés

 La couverture végétale permanente qui :

-->  Structure le sol grâce à ses racines, limite l’érosion pluviale et éolienne

-->  Régule les mauvaises herbes

--> Produit de la matière organique source d’humus, retient l’eau,  fixe le carbone

-->  Limite le besoin d’engrais et de produits chimiques

 La rotation des cultures intégrant des légumineuses fixatrices d’azote

Culture en bandes ---> agroforesterie ---> vigne enherbéeCulture en bandes ---> agroforesterie ---> vigne enherbéeCulture en bandes ---> agroforesterie ---> vigne enherbée

Culture en bandes ---> agroforesterie ---> vigne enherbée

L’agriculture biologique n’utilise aucun produit chimique toxique pour la vie du sol.

L’agroécologie désigne un système de production agricole qui prend en compte l’ensemble des interactions plantes sol insectes oiseaux animaux.

L’agroforesterie est un mode d’exploitation agricole associant des arbres avec cultures ou pâturages.

 

NB: selon les résultats d'une étude récente menée par Christian VELOT , le glyphosate détruit les champignons du sol, qui assurent une bonne partie de la fertilité. Contrairement à la publicité qui disait: le glyphosate laisse le sol propre, il faudrait plutôt dire: le glyphosate laisse un sol mort.

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(3) Relations entre plantes

7 Octobre 2014 , Rédigé par ADENY Publié dans #plante-environnement

Les plantes poussant ensemble se partagent l’énergie solaire, les nutriments du sol et se procurent des services mutuels

Culture de même espèce, variétés mélangées 

Blés ou maïs en mélange 

Réduction de la sévérité des maladies

Rendements identiques aux variétés pures

Meilleure résistance à la verse

Cultures d’espèces différentes 

Céréale, légumineuse

Le trio triticale, avoine,  pois, remplace le maïs ensilage. Les pois apportent de l’azote et grimpent sur les tiges des graminées

Forte production de matière sèche

Culture facile sans irrigation et avec peu d’intrants

Colza, légumineuse

On utilise de préférence une légumineuse gélive qui s’élimine spontanément pendant l’hiver (gesse, fenugrec, féverole, lentille, vesce pourpre, trèfle d’Alexandrie).

Les  légumineuses apportent de l’azote aux cultures.

Haricot tarbais, maïs

Culture traditionnelle du sud-ouest

Le maïs sert de tuteur au haricot

Le maïs bénéficie de l’azote apporté par les haricots

Le haricot tarbais bénéficie d’une IGP depuis 2000

blé et trèfle --> colza et trèfle --> haricots tarbais et maïsblé et trèfle --> colza et trèfle --> haricots tarbais et maïsblé et trèfle --> colza et trèfle --> haricots tarbais et maïs

blé et trèfle --> colza et trèfle --> haricots tarbais et maïs

Milpa, les trois sœurs

--> Culture traditionnelle des indiens d’Amérique centrale, elle associe maïs, haricot et courges.

--> Le maïs sert de tuteur au haricot qui apporte de l’azote au maïs. Les courges couvrent le sol, conservent  l’humidité, et étouffent les mauvaises herbes.

Push-pull, la stratégie

--> Inventé par Thomas Risley Odhiambo (Kenya), ce système est efficace contre les « perce-tige » du maïs ou du sorgho et les mauvaises herbes.

-->  Semé dans la parcelle avec le maïs, le desmodium couvre le sol, limite les mauvaises herbes et repousse les ravageurs. En périphérie de la parcelle, l’herbe à éléphants produit un liquide collant qui piège les larves des perce-tige. De surcroit, elle sert de fourrage au bétail

Permaculture, la robustesse

--> Concept popularisé par Bill Mollison et David Holmgren, la permaculture est l’art de cultiver la terre durablement dans le respect des milieux naturels et des générations futures.

-->  En stimulant la fertilité du sol, par le choix des  plantes associées, la permaculture vise une bonne  productivité alimentaire avec un minimum d’intervention humaine.

--> La forêt comestible, ou jardin forêt, associe arbres fruitiers, cultures vivrières, plantes aromatiques, fleurs. Elle se développe et fonctionne de manière quasiment autonome. 

 

 

Milpa --> Push-pull --> PermacultureMilpa --> Push-pull --> PermacultureMilpa --> Push-pull --> Permaculture

Milpa --> Push-pull --> Permaculture

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(4) Transition agricole

1 Octobre 2014 , Rédigé par ADENY Publié dans #plante-environnement

L’agriculture productiviste mène à une impasse

--> Consommation excessive d’énergie (Fuel, engrais, 1kg d’azote = 3 litres de pétrole...)

--> Diminution de fertilité des sols (Altération de la vie du sol, perte d’humus...)

--> Pollutions des eaux par les nitrates et produits de traitement...

--> Vulnérabilité au changement climatique... 

Aujourd’hui, l’utopie a changé de camp. Etre utopiste consiste désormais à croire que tout peut continuer tel quel. Car nous avons la certitude qu’une politique de statu quo mène à une impasse et à des bouleversements qui dépassent l’entendement.   Pablo Servigne

Les bases de l’agriculture de demain : 

Restauration de la vie des sols  par des méthodes agronomiques adaptées, non agressives pour les champignons, bactéries, acariens et insectes qui entretiennent la fertilité naturelle.

Diffusion des méthodes de culture économes en traitements chimiques, en carburant, respectueuses de l’eau et de la santé.

 Légalisation des préparations naturelles  purins, décoctions de plantes et autres produits peu agressifs pour l’environnement et les insectes auxiliaires.

 Retour aux semences paysannes  adaptées aux sols naturels, exemptes de bricolage génétique et non soumises à des brevets. Les semences paysannes  devraient devenir le point de départ des variétés du futur

Recherches sur  les champignons et bactéries du sol :

Ces éléments encore mal connus peuvent produire :

--> Des plastiques biodégradables

--> Des moyens de décontamination des sols (dioxines, métaux lourds, radioactivité...)

--> Des enzymes utilisables pour la chimie verte

--> Des médicaments contre le cancer

--> Des substituts aux antibiotiques (bactériophages)... 

Reconquête des sols stériles par la permaculture : Implantation de plantes pionnières, reconstitution d’une couche fertile, optimisation de l’utilisation de l’eau. Les travaux des pionniers et chercheurs méritent d’être divulgués largement.

Les raisons d'espérer:

 

Geoff Lawton -->Pablo servigne --> Segenet KelemuGeoff Lawton -->Pablo servigne --> Segenet KelemuGeoff Lawton -->Pablo servigne --> Segenet Kelemu

Geoff Lawton -->Pablo servigne --> Segenet Kelemu

Geoff Lawton: Spécialiste de permaculture tropicale a réussi a crééer une oasis perenne en Jordanie sur un terrain proche de la Mer morte.

Pablo Servigne: Auteur du rapport "Nourrir l'Europe en temps de crise" remarquable étude qui explique comment crééer une agriculture soutenable et résiliente à partir d'exemples de terrain. Rapport disponible sous le lien suivant:

http://www.etopia.be/IMG/pdf/PE-Nourrir_A4_web_22112013.pdf

Segenet Kelemu: Chercheuse éthiopienne, sélectionne des plantes de la famille des Brachiaria,  résistantes et productives, pour augmenter la production de fourrage  sous les climats tropicaux.

Jacques Caplat: Agronome auteur de plusieurs ouvrages sur les possibilités réelles  de l'agriculture biologique:

L'agriculture biologique pour nourrir l'humanité (Actes Sud  2012)

Changeons d'agriculture, réussir la transition. (Actes Sud  2014)

Peter Ash: Formateur en permaculture tropicale qui est intervenu Au Paradis Bleu à Befotaka (Madagascar) à la demande de l'association Echange Non Marchand (ENM)

http://www.echangenonmarchand.org/

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Convergences Notre-Dame-des-Landes CIGEO

19 Juillet 2014 , Rédigé par ADENY Publié dans #luttes

       Le rassemblement contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes les 5 et 6 juillet 2014 avait comme mot d’ordre " la convergence des luttes". C’est ainsi qu’à la ferme de Bellevue, centre de la manifestation,  ont été évoqués conjointement : l’usine des 1000 vaches, le barrage de Testet dans le Tarn, les lignes TGV, l’incinérateur de la Rochelle, les projets de mines d’or, les forages pour les gaz de schiste, les lignes THT, les sites d’enfouissement nucléaires, la souveraineté alimentaire, l’aménagement du territoire, le traité transatlantique (TTIP/ TAFTA) et bien d’autres encore. Au delà des divergences de méthode, l’idée générale qui se dégageait des débats est une nécessaire convergence de toutes les forces militantes contre le dérèglement climatique et une mise en lumière de toutes les alternatives au système capitaliste et consumériste : Productions locales, AMAP, recyclage transformation, modes de déplacements alternatifs, économie solidaire, banques étiques, manifestations ALTERNATIBA**  partout en France.

       Irène Gunepin, militante anti-nucléaire, a rallié en vélo Bure, site du laboratoire CIGEO* et Notre-Dame-des-Landes. De passage à Villeneuve-sur-Yonne le 24 juin, elle nous a projeté le film "100 000 ans sous nos pieds" qui décrit l’état d’avancement des travaux du site d’enfouissement de déchets nucléaires de Bure, à la limite entre la Meuse et la Haute-Marne. Les géologues affirment que l’épaisse couche d’argile qui entoure le site, à 500 mètres de profondeur, est un coffre-fort géologique. On pourra donc y enfouir des déchets nucléaires à vie longue et tout sera contrôlé et surveillé.  La méfiance des opposants est fondée sur des incidents qui ont frappé des sites d’enfouissement profonds de déchets dangereux.

Convergences   Notre-Dame-des-Landes  CIGEOConvergences   Notre-Dame-des-Landes  CIGEO

     Asse (Allemagne) : 125 000 fûts de déchets radioactifs, à 700 mètres de profondeur, dans une ancienne mine de sel et de potasse, garantie totalement sûre et sèche pour au moins 10 000 ans. Actuellement, les voûtes de sel se délitent, l’eau commence à envahir la mine, les fûts baignent dans la saumure et sont maintenant irrécupérables. La situation est devenue incontrôlable.

    Wittelsheim (France) : 44  000 tonnes de déchets chimiques toxiques, entreposés à 500 mètres de profondeur  dans une ancienne mine de sel, par la société Stocamine. On y trouve arsenic, composés de chrome, de mercure, de l’amiante...En 2002 un incendie se déclare au fond. Les galeries sont en partie effondrées, l’atmosphère au fond est si toxique que toute récupération des fûts est impossible.

    Carlsbad, Nouveau-Mexique (USA) : le site WIPP, Waste Isolation Pilote Plan, réalisé à 800 mètres de profondeur était destiné au stockage de plutonium et d’américium provenant des activités nucléaire et du démantèlement de bombes nucléaires (Accords SALT de 1972 et START de 1979). En février 2014, la voûte d’une galerie s’est effondrée, provoquant l’éclatement de plusieurs colis de déchets. Actuellement, la radioactivité au fond est telle que toute intervention humaine est impossible. Des gaz radioactifs remontent par les puits d’aération.

     Tous ces sites pilotes, qui avaient été déclarés absolument sûrs, ont été victimes d’accidents "imprévisibles" et irrémédiables. De quoi justifier la ferme opposition au projet CIGEO.

 

* CIGEO : Centre Industriel de stockage GEOlogique, géré par l’ANDRA, Agence Nationale pour la gestion des Déchets RAdioactifs.

** ALTERNATIBA: Grande manifestation des alternatives qui a eu lieu à Bayonne en 2013. Cette manifestation était organisée par l'association BIZI.

Source principale: revue de Sortir Du Nucléaire

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Voir au delà du PIB

1 Février 2014 , Rédigé par ADENY Publié dans #Economie

  Comment modifier le comportement des acteurs économiques et réorienter les flux financiers vers les entreprises les plus sociales et les plus écologiques ? Comment mesurer la performance économique ? Ces questions se posent depuis plusieurs années sans recevoir de réponse totalement satisfaisante.

  Le but  essentiel de l’économie de marché consiste à produire de la richesse, générer des flux financiers, attirer les capitaux et rémunérer les actionnaires. Si l’activité économique est réduite à la production de richesse, alors, le PIB (produit intérieur brut), qui additionne les richesses produites sur le territoire national par les divers acteurs économiques, constitue l’outil de mesure parfait. Or le  PIB additionne sans distinction, la production industrielle, l’argent dépensé à soigner les cancers ou les maladies neuro-dégénératives, la consommation de carburants gâchés dans les embouteillages, les dégâts causés par les catastrophes naturelles... Pourrait-on admettre que pour mesurer la qualité d’un mur il faille seulement tenir compte du nombre de parpaings et de sacs de ciment utilisés pour sa construction ? Il est facile de comprendre que ce mur doit avoir la hauteur et la longueur prévues, être vertical, avoir des joints réguliers et être conforme aux plans de l’architecte. Pour « mesurer » la qualité de ce mur, il faut donc des outils non économiques, mètre, niveau, fil-à-plomb.

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   Utiliser le PIB comme seul outil d’évaluation, c’est considérer que l’unique but de l’homme est de produire et consommer toujours plus. C’est évidemment absurde. Comment fait-on alors pour mesurer les performances sociales et environnementales d’une politique économique ? Où doit-on faire peser les efforts de l’Etat pour améliorer les conditions de vie des citoyens ? Comment peut-on chiffrer les apports du travail bénévoles des associations, la répartition des richesses entre citoyens, la qualité de vie, le niveau intellectuel des populations, la participation des femmes à la vie économique, le nombre de personnes en chômage longue durée, la qualité des logements, l’épuisement des ressources naturelles, la disparition d’espèces animales et végétales... ?

De nombreux indicateurs complémentaires doivent donc être mis en œuvre selon ce que l’on veut mesurer.

L’Indice de Santé Sociale, ISS, prend en compte des critères de santé, éducation, chômage, pauvreté, accidents et risques divers. C’est grâce à cet indice que l’on a montré aux Etats-Unis que l’augmentation du PIB pouvait s’accompagner d’une forte baisse de la santé sociale et d’une augmentation du chômage et de la pauvreté.

Le BIP 40, Baromètre des Inégalités et de la Pauvreté , reprend des données statistiques concernant les inégalités, la pauvreté, les revenus, le logement, l’éducation, la santé... La référence 40 est juste  un clin d’œil au CAC40, indice boursier prenant en compte l’évolution de 40 entreprises cotées en bourse.

L’IDH, Indicateur de Développement Humain se décline sous différentes formes. L’IDH4 intègre : Un indice de durée de vie en bonne santé, un indice de niveau d’éducation incluant le pourcentage de la population sorti du système scolaire sans diplôme  et un indice de niveau de vie prenant en compte les revenus imposables. Utilisé comme indicateur territorial dans la région Nord-Pas-de-Calais, il a permis de faire ressortir les inégalités entre les différents territoires de la région et de réorienter les politiques publiques.

Chantier participatif / jardin partagéChantier participatif / jardin partagé

Chantier participatif / jardin partagé

Certes aucun des indices complémentaires ne peut rendre compte de l’ensemble des impacts d’une politique mais les crises financières qui frappent les états montrent clairement qu’il faut d’urgence repenser le système économique et donc dénoncer le PIB comme utopie toxique.

C’est dans ce contexte que les actions marginales, individuelles ou collectives,  se développent. Personne ne peut affirmer que la " simplicité volontaire " ou " la sobriété heureuse " suffiront à elles seules à transformer la planète. Toutefois, comme le dit Jean-Claude Pierre "Quand les défis s’accumulent, tout doit être mis en œuvre pour bien montrer que des alternatives existent, quelles sont pertinentes, bonnes pour l’économie, respectueuses des équilibres naturels et créatrices de liens sociaux. Ce sont ces alternatives qu’il faut faire connaître et développer. Elles sont déjà bien plus nombreuses et bien plus variées qu’on ne croit généralement".

 Tout ce qui se bricole dans la marge et au cœur des sociétés : AMAP, magasins de producteurs, presse alternative, commerces associatifs, actions culturelles de proximité, agroécologie, permaculture, incroyables comestibles, énergie citoyennes,  Terre de Liens, mouvements de libération des semences..., tout ceci est indispensable pour retrouver l’esprit de solidarité, reprendre espoir et desserrer les contraintes, en filigrane, dessiner une autre voie. 

 

Sources , Bibliographie 

"Pour une nouvelle narration du monde" Ricardo Petrella,

 "Le capitalisme à l’agonie"  Paul Jorion,

"Made in local" Raphael Souchier.

 Institut de Silfiac. www.institutdesilfiac.org/

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